3 exemples d’intégration d'enjeux environnementaux dans les activités agricoles

3 exemples d’intégration d'enjeux environnementaux dans les activités agricoles

01 juin 2015

La journée internationale de la biodiversité se déroule cette année sous le thème: "la biodiversité pour le développement durable". Le terme de biodiversité traduit la diversité biologique qui règne à la surface de la terre, dans les mers et les océans. Il concerne également les relations qui existent entre les espèces végétales ou animales et leur milieu.

En France, biodiversité et agriculture sont intimement liées. Depuis des siècles, l’activité agricole a joué un rôle considérable dans la structuration des milieux et la diversité des paysages. Souvent décriées, les pratiques agricoles contribuent pourtant au développement d’infrastructures et de pratiques propices au maintien des habitats naturels. Découvrez 3 exemples d’intégration des enjeux environnementaux dans les activités agricoles et une gestion dynamique de la biodiversité en particulier.

1. Observation de la biodiversité

L’observation de la biodiversité, comme celle des papillons et des abeilles, est un indicateur de l’état du milieu à l’échelle du paysage. Ces insectes sont des pollinisateurs qui contribuent à la diversité de la flore et mieux comprendre les interactions avec l’agriculture est un enjeu primordial. 550 dispositifs d'observation des papillons (TRANSECTS) et plus de 350 RELEVÉS NICHOIRS À ABEILLES solitaires ont été effectués par les animateurs des coopératives membres du réseau FERMEcophyto des coopératives InVivo depuis 2011*. Les connaissances acquises, compilées au sein de l’observatoire agricole de la biodiversité (coordonné par le Muséum National d’Histoire Naturelle) dont le réseau FERMEcophyto est le premier contributeur, permettent de mieux connaître la biodiversité ordinaire en milieu agricole, son évolution et ses liens avec les pratiques culturales.

2. Lutte biologique

La lutte biologique permet d’apporter des solutions nouvelles en favorisant les équilibres naturels et générant un impact positif sur l'environnement. Au cours de ces dernières années, la lutte biologique et la lutte intégrée se sont développées dans différentes situations, notamment en grandes cultures avec les lâchers du Trichogramme ou en cultures légumières avec l’utilisation de nombreuses espèces d’insectes différentes.  

La société Biotop, filiale d'Invivo, est pionnière et leader en France et dans le monde sur ce marché qui intéresse de plus en plus les agriculteurs. Aujourd’hui, en France, 25% des cultures de maïs touchées par la pyrale sont protégées par le Trichogramme. Celles protégées par les Trichogrammes Biotop ont même augmenté ces dernières années alors qu’en parallèle les surfaces de maïs diminuent.

3. Aménagement paysagers

Les aménagements paysagers comme la plantation de haies, la mise en place de bandes enherbées… constituent des habitats favorables à la biodiversité et sont vecteurs de co-bénéfices agronomiques et environnementaux. 550Km de haies, et 245Km de bandes enherbées sont gérés par les agriculteurs du réseau FERMEcophyto des coopératives InVivo*. Très vite ces aménagements paysagers ont été repeuplés d’insectes ''auxiliaires'' comme les carabes ou les syrphes qui contribuent au contrôle des ravageurs de cultures comme les pucerons, les cochenilles ou les limaces, tout en participant à l’enrichissement de la biodiversité.

Ces aménagements sont également proposés comme mesures de réduction et de compensation des impacts sur la biodiversité générés par la construction et l’exploitation d’infrastructures (routes, zone d’activités, usines, etc.) 

Agrosolutions développe ainsi l’ingénierie technique, organisationnelle et financière permettant aux maîtres d’ouvrages de répondre à leur obligation règlementaire en la matière, tout en valorisant les services environnementaux rendus par l’agriculture par l’implantation et l’entretien de ces aménagements.

Agrosolutions déploie par ailleurs des outils de caractérisation de l’offre alimentaire disponible pour les pollinisateurs sur une exploitation ou un territoire donné. Ces diagnostics permettent d’orienter des plans d’actions en vue d’un renforcement des habitats naturels et des bénéfices conférés par ces auxiliaires de cultures. 

L’homme est partie intégrante de la biodiversité. Par ses activités et son emprise sur le territoire, l’agriculture doit continuer d’assumer des responsabilités particulières quant à sa préservation, sa gestion et sa valorisation, tout en continuant de produire des biens alimentaires et non alimentaires essentiels à la vie des populations.

 

* Données 2013 du réseau FERMEcophyto des Coopératives InVivo.